[ RECOMMENCEMENT / ANCIENNEMENT NUIT-DES-FEES ARTICLE DU PLUS ANCIEN AU PLUS RECENT - BLOG INVERSE - DERNIERE MISE A JOUR LE 27/08/08..

C'est sur le fond inésthétique de "skybeurk" (I'm sorry but... je n'suis pas une "myspace-addict", cette page étant trop compliquée pour moi - je suis loin d'être une bécasse tout d'même - et je veux faire dans la simplicité) que je vais vous conter quelque chose. Des dires les plus brefs aux romans les plus longs, des anecdotes passionantes aux monologues les plus inutiles... Ou encore de simples constatations indochinoises. Je ne vais parler que d' Indo [Dieu quelle diversité me direz vous !]. Pour quelques futiles précisions sur ma personne, rendez vous dans un autre chez-moi, un univers plus ou moins dénudé de symboles indochinois mais qui en conserve toutefois l'influence. Pour ce faire il vous suffira de cliquer sur l'unique lien que je daigne apposer dans les "skybeurks preferés". Alors entrez braves gens, entrez donc puisque j'insiste... Et dépechez vous car je ne vais pas tenir la porte pendant une heure ! Vous voilà bien installés ? Peut-on commencer ? Bien_ Bienvenue à vous tous ! Chers téléspectateurs, chers auditeurs ou chers tous ceux qui passent en coup de vent, bonsoir - ou bonjour.
En quelques mots : j'avais six ans, peut-être sept. L'âge où l'on croit encore que la poupée Barbie ou la peluche toute douce comprend ce que l'on veut bien lui confier. Ce même âge où pour nous, le monde est plein de bisounours (ils ont bien caché leur jeu ces cons, avec la mitraillette derrière leur dos). Pour moi, Indochine c'était l'Aventurier dans les fêtes d'anniversaires, Punishment Park, Canary Bay ou 3e sexe au quotidien dans la voiture selon les goûts ecclectiques de ma mère. Ni plus ni moins.
Et puis le temps a filé, si vite que je n'ai pu le retenir, il a glissé tel du sable entre mes doigts, et moi je tentais de le retenir, me complaisant dans une enfance épanouïe, innocente et naïve.
J'ai atteri en pleine époque Paradize. Un jour ma mère m'intime de me taire, me demandant d'écouter la chanson qui passe à la radio. "C'est Indochine, écoute la voix et les paroles, c'est magnifique" m'a t-elle dit. Et voilà. le coup de foudre a été immédiat. La voix me portait, je me suis prise à rêver. L'aventure ne faisait que démarrer. Une aventure qui me permettrait d'avancer malgré les hauts et les bas que j'allais connaître, une aventure qui n'a en aucun cas bouleversé mon destin (je tiens à le préciser, car j'ai la fâcheuse habitude de tourner mon écriture au mélodrame et vous pourriez croire que mon engouement me pousse à penser de telles choses...) mais qui m'a accompagné. Indochine est devenu un élément qui, quelque part m'a fait grandir, et m'a permis quelque fois d'avancer.




Et pour vous, Indochine c'est depuis quand ?




[ RECOMMENCEMENT / ANCIENNEMENT NUIT-DES-FEES ARTICLE DU PLUS ANCIEN AU PLUS RECENT - BLOG INVERSE - DERNIERE MISE A JOUR LE 27/08/08..

# Posté le mercredi 12 mars 2008 15:07

Modifié le mardi 01 septembre 2009 06:53

Nous sommes en 2002, ou 2003, je ne sais plus trop. Les premières dates d'une tournée qui se promet déjà excitante pointent le bout de leur nez. A l'époque tout juste neuf ans. La sanction tombe. Comme pour Koh Lanta, elle est irrévocable. La petite flamme qui brûle en moi s'étteind. Un argument, un seul : ma jeunesse. "Petite fille menue cherche désespérèment échasses et paire de muscles pour convaincre parents protecteurs d'exaucer son souhait". Un concert à mon âge, inconcevable peut-être. Il y a une part de raison là dedans. Mais ma passion aurait tendance à vouloir niquer la raison. Peu-importe. Peu importe oui, sauf que unes à unes, les dates défilent. Elles galopent en me faisant un pied de nez. Je n'y suis pas allée. Mes parents eux, subjugués par la date d'Amiens me racontent. Je lis leur bonheur dans leurs yeux, j'écoute les sensations dans leurs voix... Pour un peu, j'y suis. Alors je ferme les yeux, écoute l'album et me laisse enlacer par les mélodies qui me portent. Inaccessible cette part de bonheur pour le moment... Mais reviendront-ils ? D'autres paroles naîtront elles pour un nouvel album, une nouvelle destination ?

Nous sommes en 2002, ou 2003, je ne sais plus trop. Les premières dates d'une tournée qui se promet déjà excitante pointent le bout de leur nez. A l'époque tout juste neuf ans. La sanction tombe. Comme pour Koh Lanta, elle est irrévocable. La petite flamme qui brûle en moi s'étteind. Un argument, un seul : ma jeunesse. "Petite fille menue cherche désespérèment échasses et paire de muscles pour convaincre parents protecteurs d'exaucer son souhait". Un concert à mon âge, inconcevable peut-être. Il y a une part de raison là dedans. Mais ma passion aurait tendance à vouloir niquer la raison. Peu-importe. Peu importe oui, sauf que unes à unes, les dates défilent. Elles galopent en me faisant un pied de nez. Je n'y suis pas allée. Mes parents eux, subjugués par la date d'Amiens me racontent. Je lis leur bonheur dans leurs yeux, j'écoute les sensations dans leurs voix... Pour un peu, j'y suis. Alors je ferme les yeux, écoute l'album et me laisse enlacer par les mélodies qui me portent. Inaccessible cette part de bonheur pour le moment... Mais reviendront-ils ? D'autres paroles naîtront elles pour un nouvel album, une nouvelle destination ?

Finalement quelques années passent encore, l'eau coule sous les ponts et c'est avec surprise qu'Alice & June retentit dans l'habitacle de la voiture lorsque, instinctivement, nous allumons la radio en pénétrant dans notre vieille Renault. Je ne reconnaît pas le style d'Indochine au départ. Quelque chose change. La mélodie se fait... différente, surprenante. Elle ne gagne pas mon estime à la première approche. Après quelques écoutes bien malgré moi pourtant, je m'y attache et ne m'en détache plus. Quelques jours plus tard, mon Noël connaîtra un petit bijou emballé dans un joli papier cadeau scintillant dont la couleur m'échappe mais, ce cher Alfred de Musset n'a t-il pas dit : "Peu importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse" ? D'une écoute plus ou moins assidue à une totale accroche, c'est béate que j'embrasse ma mère lorsque celle-ci m'offre ma première place de concert. Un aller pour le bonheur en quelque sorte. Ah non il est vrai que le bonheur n'existe pas mais qu'il faut se créer son propre paradis (Merci Nicola...). Un aller pour le paradis, ou plutôt le paradize dirais-je donc.
Je vous emmène ?





Vos premières impressions lorsque vous avez entendu Alice et June ?


# Posté le dimanche 06 avril 2008 09:54

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 18:12


Nous y sommes. 11 Mars 2006. La tournée a débuté depuis quelques jours déjà et me voilà dans cet univers que j'ai de nombreuses fois imaginé. Plus moyen de reculer. Entassée telle un troupeau de bovins, la masse de la fosse m'envahit, m'entoure et m'opresse. Je suis au deuxième rang. Devant moi, la scène, sombre et cachée d'un rideau dont je ne connais l'utilité. Derrière, des milliers de personnes qui compressent mon dos. Pas très hautes sur mes jambes, j'apperçois tout de même une petite demoiselle qui, frappant dans un tambour, donne le rythme. Ce sont les premières notes de Dunkerque, je les reconnais. Le rideau tombe, me dévoilant un jardin de conte de fées. Je le vois. Lui, ce groupe que j'ai tant imaginé, que je ne connaissais que par vidéos et photos... Les larmes troublent ma vision. J'ai la gorge nouée. Je ne vais quand même pas me mettre à chialer, il faut que je me ressaisisse. L'instant est magique. Entre temps j'avais connu d'autres concerts, mais jamais aussi grand spectacle ne s'était offert à mes yeux. Les mélodies sont tantôt douces, tantôt entraînantes. Je découvre un Nicola qui me semble bien mystérieux, un Oli plus doué que jamais. Quand au show de Boris, au jeu de Matu et François, ils sont parfaits. C'est en tout cas l'impression qui m'envahit. Je suis prise dans un tourbillons de notes, de cris, de bousculades... Le bonheur, si petit instant qui me file sous le nez. C'est déjà finit et je m'en remet à peine. Tout s'est déroulé comme un flash, un éclair. Tant de temps à attendre, et voilà que tout est aparamment terminé, si tôt... Pour ne pas m'arrêter en plein rêve et connaître une chute brutale je connaîtrai Beauvais. Mon premier concert contre la barrière, face à la scène. Ce soir là, j'ai prit un sacré claque en pleine figure. Après avoir vu ça on peut bien mourir tranquille croyez moi, car on se dit que l'on a vécu un moment fort qui en valait la peine. Lille. Le dernier semble-t-il. C'est dans cette ville que je suis censée faire mes adieux à Alice & June. Difficile. Alors je ne prend pas garde aux bousculades et je me laisse porter, gardant tout de même la barrière. Les projecteurs dans le visage, et à quelques mètres à peine, un groupe qui n'a jamais autant donné sur les scènes que j'ai connu. On parle du public Nordiste mais croyez moi ce n'est pas un simple mythe, c'est bel et bien la réalité. L'accueil est plus qu'enthousiasme et les émotions du public décuplées. Les chansons défilent. La partie Rock est plus que jouissive, le set accoustique est à vous arrêter le coeur, comme pour faire taire les "boum-boum" de votre poitrine qui acompagnent le magnifique Salombô. Avant de laisser un final assez controversé prendre le dessus, Mao Boy vient encore faire danser les plus déchaînés. Puis les premières notes d'une chanson que je suis sûre vous connaissez... Mademoiselle Talulla vient nous arracher les boys. Pas avant une dernière étreinte. Sans trop comprendre, je regarde le vigil qui plonge ses yeux dans les miens, jette un coup d'oeil à la scène et me saisit par la taille. Et là tout va très vite, vous vous retrouvez dans le courant Est Australien de Nemo, dans le canon de space mountain, dans la vague de Poséïdon ou que sais-je encore... Vous sentez quelques coups de pieds dans vos mollets, puis vous vous voyez hissé sur la scène. Sûrement que je marche sur du coton à cet instant car le sol me semble instable, la salle apparait devant moi vertigineuse, je distingue tout juste quelques visages qui m'observent. Et je vois celui de Nicola face à moi. Inutile de vous raconter les émotions qui m'envahissent quand je sens ses bras m'entourer. C'est indescriptible. Aller au fond de la scène retrouver les autres musiciens est tout autant extraordinaire. Je suis consciente de ma chance bien évidemment. Pourtant je ne m'en vante pas. Je veux juste expliquer à quel point le groupe est généreux envers son public. Talulla était devenu une folie furieuse à la fin de la tournée, certains étant prêts à s'entretuer pour accéder au "câlin". Pour moi ça a été la plus belle manière de quitter Alice et June. Quitter le groupe aussi ? Pas si sûr... Rendez-vous à Arras.

Un moment fort que vous avez vécu en concert ?



# Posté le mercredi 27 août 2008 10:46

Modifié le mardi 01 septembre 2009 06:55

Rencontre inoubliable ♥..

Rencontre inoubliable ♥..


Réveil à 4h15. La nuit fut courte, mais le jeu en vaut la chandelle sans doute. Arrivée sur Lille peu avant 7 heures avec une amie (Steph si tu me lis...). Connaissance dans les deux minutes de quelques membres de l'indoforum fort sympathiques. Une agréable journée entre fans, une bonne attente malgré les points négatifs... Les quelques "grugeurs" invetérés qui ne manquent pas d'idées pour gruger (larmes, examens, enfants...) par exemple. L'attente elle est épuisante : debouts, écrasés les uns contre les autres pendant plus de 7-8 heures "non-stop" (les vigils n'ont pas tenté d'arranger les choses me semble-t-il : interdiction de s'assoir). La journée passe, plus ou moins lentement.
On en arrive aux dernières minutes de stress avant l'ouverture du forum Fnac. Qui pourra rentrer ? Mystère. La tension est palpable : On est à deux mètres de la porte et l'on risque à tout moment de la voir se refermer sous nos yeux. Ici et là on perçoit les murmures de chacun. De 16h45 à 17h je crois que tout le monde commençait à être à bout.
Ouverture, ça pousse mais on rentre, quelques personnes encore derrière nous et ça semble finit. Ca fait de la peine pour ceux dehors, on espère, on croise les doigts pour qu'il rentrent au moins pour les dédicaces, en vaint malheureusement.
A l'intérieur, le forum est tout petit. On s'entasse comme on peut. L'impatience est à son comble. Les vidéos des trois gagnants du concours sont diffusées sur un écran. J'apperçois un garçon qui pleure. Une dame à côté de moi est émue. L'instant est beau, nous sommes tous content d'avoir pu accéder à cette petite salle. Les vidéos s'achèvent. Au bout du couloir qui mène au forum, on perçoit cris et aplaudissements... Il est 17h30.
Arrivée du groupe sous les flashs. Chacun prend comme il le peut des photos, pour ramener ne serait-ce qu'une bribe de cet instant. S'en suit la conférence avec un journaliste qui semble interressé par les questions qu'il pose au groupe, ce qui n'est pas déplaisant en soi. Les membres du groupe sont détendus, l' ambiance est bon enfant.
La parole aux fans : beaucoup d'émus, des remerciements...
Quelques nouvelles intéressantes, notamment qu'un Olympia est envisagé (déjà presque officiel), ou qu'un troisième "Lille" sera sans doute ajouté.
Arrive la séance de dédicaces, et pour la première fois depuis le début de la journée on est un peu moins serrés les uns contre les autres. Le stress n'en demeure pas moins présent. On passe par petits groupes.
François et Oli ont vraiment été sympa, souriants... Boris caché derrière ses lunettes semblait un peu ailleurs mais esquisse un sourire. Marco adorable, souriant mais discret, un véritable plaisir de le rencontrer. On arrive mon amie et moi à la hauteur de Nicola qui malgré la tension imposée par les vigils ne semble pas pressé (c'est ce que j'ai ressenti). Je dirai que c'est... impressionant de se retrouver en face de quelqu'un qui vous chante des choses bouleversantes à la radio tous les matins. Mais il met bien vite à l'aise et me prend la main pour me demander mon prénom. Un autographe et une photo malgré les interdictions des vigils, une grande disponibilité et ça, ça montre là encore qu'Indochine est un groupe attentif et disponible pour son public. Je le remercie pour tout, je lui dit des choses dont je ne me souviens pas très bien, mon discours est décousu, émotion oblige. Il me remercie lui, et je me dépêche de m'en aller pour laisser la place à tous ceux qui espèrent encore avoir ne serait-ce qu'un "gribouilli" sur leur album.
A la sortie difficile de retenir une larme quand on assiste à un événement pareil après des heures d'attentes, toute la pression retombe. Du monde encore dans les files dehors. Je montre nos photos à quelques fans, échanges d'addresses mail pour les malchanceux histoire d'envoyer quelques images de ce moment. Le départ de Lille est empreint d'émotion.
Cette rencontre m'a fait un bien fou, tant sur l'attente dehors avec des fans très accueillants que sur la conférence et la séance de dédicaces.

# Posté le vendredi 13 mars 2009 14:18

Modifié le mardi 01 septembre 2009 06:55

..Olympia. Le plus intense de tous. ♥ ...

..Olympia. Le plus intense de tous. ♥ ...


C'est à la dernière minute que j'ai appris que, finalement, moi aussi j'aurai le bonheur de connaître la salle mythique de l'Olympia ce 26 Juin 2009, un an jour pour jour avant le tant attendu Stade de France. Surprise oblige, c'est la veille que j'ai dû m'organiser, et le lendemain 8 heures tapantes, j'étais bel et bien devant le bâtiment de ce bon vieux Bruno Coquatrix. Trêve de plaisanteries, venons-en au déroulement de la journée. Notons d'abord que l'attente avec les fans est toujours un plaisir. Comme à l'habitude, une ambiance bon enfant, des récits de nos concerts passés, des discussions sur nos concerts à venir, des propos échangés sur les artistes que nous aimons (ou que nous n'aimons pas) et tant d'autres choses encore que la journée file bien assez vite. Je salue au passage une organisation irréprochable de la part des vigils : numérotation des personnes par ordre d'arrivée, vérification du respect de cet ordre pendant la journée, déplacement par petits groupes jusqu'aux guichets pour le retrait des dits bracelets (vous savez, ces fameux petits bracelets orange fluo, de ceux qu'on vous attache au poignet et qui ne vous quittent plus, ces mêmes petits bracelets qui, non contents de vous faire accéder au concert, refoulent les spécialistes du marché noir...).
Venons-en aux faits : Il n'est pas encore dix-neuf heures quand les portes s'ouvrent. C'est reparti. Je franchis la grande porte, surplombée par les lettres rouges scintillantes « Indochine – Météor tour – Prélude ». La voilà, cette nouvelle république que nous attendions tant. Le météore semble prêt à s'écraser, pour à nouveau nous faire profiter des joies de la transpiration dans la fosse, des corps collés les uns aux autres et de la musique brûlant nos tympans. Je cours comme à mon habitude, parce que mine de rien, le sprint jusqu'à la fosse fait lui aussi partie des joies du concert. Encore quelques places sur les côtés au premier rang, mais je préfère de loin le second rang au niveau de l'avant scène. En guise d'attente, nous voilà plongés dans un univers enfantin, avec en bruit de fond, une mélodie digne de Disneyland.


Il doit être environ 20 heures quand les lumières s'éteignent une première fois. Asyl entre en scène. Ces jeunes venus de la Rochelle ne me semble pas inconnus. Forcément, puisqu'ils avaient déjà honoré les premières parties d'Indochine. Rien de bien mirobolant à mon goût mais ils ont du talent et le public, petit à petit, se chauffe, et s'échauffe. Les rangs se resserrent, la pression monte. L'impatience de certains se fait sentir, tandis que dans les gradins, Zégut prend des photos. Finalement le groupe s'éclipse, non sans avoir joué le fameux « Intérieur – extérieur » qu'une majorité reprend en c½ur.

C'est l'entracte. Entracte bien longue à mon goût. Pourtant les mécaniciens, les ingénieurs du son et tout le staff s'affairent, mais l'impatience me fait trépigner. Cette fois ça y'est, le rideau est suspendu. Je distingue derrière un décor sobre mais très joli : le zeppelin de la pochette de l'album. Dans la fosse et aux balcons, la tension est palpable. Cauet, dont on connaît tous l' affection pour Indo, entre et gagne sa place, ce qui excite encore un peu le public. Il paraît que Dieu a dit « que la lumière soit », et la lumière fut. Mais cette fois la lumière s'est éteinte. Nous voilà tous partis bien loin de la planète terre. Les premières notes retentissent tandis que les chaires se collent, s'accolent et se bousculent.

L'introduction est pesante, oppressante. Nous attendons tous cette tombée de rideau tandis que les hauts parleurs font retentir un bruit assourdissant, quelques voix mêlées, quelques crépitements... Puis, la mélodie débute enfin. C'est Electrastar qui verra tomber le rideau. Désormais le public ne fait plus qu'un. Rien de plus jouissif que de retrouver cette communion. Dès les premières notes la salle est embrasée, le public est ce que l'on peut appeler « chaud-bouillant ». Le rideau s'éclipse, nous dévoilant ceux que l'on ne nomme plus et que nous avons tant attendus depuis l'au revoir d'Alice et June. Ils sont là, les boys. La chanson m'est encore plus forte émotionnellement qu'à l'habitude. Les mains se lèvent, les corps ondulent. S'en suit Marylin, et là, la fosse implose. Nicola s'avance pour retrouver ce public qui ne se lasse pas. Les mains se tendent. L'instant est beau, quasi parfait.
Républika fait une entrée remarquable dans la set-list. Il me paraissait évident de retrouver ce morceau sur scène, mais l'entendre de mes oreilles en cet instant me comble. Il me semble que ce morceau est taillé pour la scène, et je ne serai pas étonnée qu'il devienne incontournable. Et puis, s'il y a bien un instant qui a eu le mérite de me coller des frissons (et pourtant dieu sait si les instants d'émotion furent nombreux), c'est bien le passage «résonne, qui entend les cloches qui sonnent, à nous aussi on détruira nos envies, mais aussi nous on restera père et droit ».
Les chansons du nouvel album s'enchaînent. Little dolls, Junior song... Délectables. Ces morceaux sur scène sont tellement...tellement... tellement Indo ! A plusieurs reprises Nicola s'avance vers le public. L'échange est là, nos c½urs reprennent les refrains à l'unissons tandis qu'il tend le bras. Nos mains s'éffleurent, se carressent. Comme toujours, c'est magique.

Atmosphère étouffante mais orgasmique sur Playboy, morceau également taillé pour la scène avec un public chaleureux et heureux de reprendre en c½ur les « ooh ooh mais qu'est-ce que j'ai fait (...) ». Ambiance directement relayée par Punker dont on ne s'étonnera plus des « est-ce que tu viendras faire... ». Le lac viendra apaiser quelque peu les chahuts.
Une mention spéciale pour...le Manoir. Quel bonheur de trouver cette chanson dans la set list ! morceau que, personnellement, j'ai toujours rêvé d'entendre en live. Voilà qui est fait. Nous ne rappellerons pas non plus l'émotion sur « j'ai demandé à la lune », morceau qui lui non plus ne me lasse pas. La lettre de métal nous amène au summum de l'émotion, avec des paroles magnifiques et une instrumentale parfaite. Un grand moment, directement suivi d'un ange à ma table. Et là, moment magique, l'arrivée sur la scène de la jolie Suzanne de Pravda que l'on ne présente plus. Sacré duo, ambiance de folie, bref, là encore une mélodie taillée sur mesure pour les concerts.

Bien évidemment on retrouve la présence d'un medley... et quel medley ! Un mélange de You spin me round, Canary Bay, des fleurs pour Salinger... Une impression de rebasculer dans l'époque Paradize, ce qui en soit est bien plus que « pas déplaisant ».
Le set accoustique fait retomber les tensions. Nicola réclame la mise en marche des ventilateurs pour le public et demande une distribution d'eau tandis que les fans, ravis par la soirée, entonnent un « joyeux anniversaire ».
Si je dois retenir une chose du set acoustique, malgré que le tout fut superbe, c'est bien le débarquement de Kao bang en live. Et là, j'ai envie de dire « Putain ! ». C'est bon, trop bon. Jamais je n'aurai imaginé autant apprécier ce morceau en concert. Ce fut une belle surprise, une bien jolie découverte.
Encore une ou deux chansons dont la sublime Bye bye Valentine, et ce sont les premières notes de l'Aventurier qui retentissent déjà. Ca sent la fin. Mais la chanson est inépuisable, toujours aussi intense.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, le dernier jour est arrivé. A nos âmes dans la nuit... Les émotions sont décuplées, le public survolté. Les battements de mon c½ur s'accélèrent. Pour un peu j'en pleurerai, tant c'est bon.
Mais rien n'est fini, tintent encore dans ma tête les notes de je t'aime tant, jolie mélodie à l'initiative d'Elli et Jacno superbement réinterprétée pas Indo. Un de mes coups de c½ur de l'album d'ailleurs.

Cette fois tout semble fini. Enfin presque... Nicola ressurgit, et prend place derrière un synthétiseur. Grande surprise pour ma part. Tom et Jerry, superbe chanson cachée de l'album. Je pense que ce concert ne pouvait pas mieux finir que sur cette note d'émotion. Un dernier adieu, et on se salue les uns les autres. A présent, il faudra attendre la rentrée, car les boys disparaissent. Le concert est fini. C'est terrible de constater qu'encore une fois, tout a passé trop vite. A croire que le bonheur soit vraiment éphémère. J'avais appris en philosophie que le bonheur est dans le juste avant, dans l'instant où l'on n'a pas encore perdu ses désirs mais où l'on échappe à la frustration... Eh bien ce soir là, j'ai bel et bien échappé à toute frustration, ils étaient là. L'angoisse, le manque présent durant l'attente avaient disparu, laissant place à une excitation. A présent il faut recommencer.
Le météor s'est écrasé, et croyez moi, il n'a pas fini de faire chavirer nos c½urs.



Et vous, vous y étiez ? Vos impressions ?


# Posté le dimanche 05 juillet 2009 16:43

Modifié le mardi 01 septembre 2009 06:38